TROUBLES DE L’APPRENTISSAGE ET MOUVEMENTS ARCHÉTYPAUX

Les fonctions cognitives de bébé se développent grâce aux stimuli qu’il reçoit, à travers ses cinq sens, de l’environnement en même temps qu’il découvre l’architecture de son corps à travers les sensations du mouvement.
Grâce à l’expérience proprioceptive et sensorielle, le corps permet au cerveau de tracer ses réseaux neurologiques et de progresser dans sa maturation. En effet, l’éveil cérébral constitue le but de toutes les métamorphoses qui jalonnent notre développement. Car si à la naissance toutes les parties du corps sont là, prêtes à fonctionner, le cerveau, le « pilote », n’est pas encore en condition de conduire notre corps « véhicule ». Ensuite, quand le cerveau aura atteint un certain degré de maturation, c’est-à-dire quand il aura tracé et organisé ses réseaux neurologiques, il sera capable de gérer de façon volontaire tous nos mouvements, ainsi que des fonctions plus subtiles comme le langage qui, en tant que geste moteur, engage des micromouvements et la coordination des différents muscles phonatoires.
Des nombreux troubles des apprentissages peuvent être reconduits à un « rodage » du corps incomplet, à des schémas moteurs pas bien tracé, à un parcours évolutif altéré par des émotions (notamment des peurs) qui ont dévié le bon déroulement des phases des apprentissages.
Le but des apprentissages, gestuel et verbal, est en effet d’augmenter nos compétences motrices, c’est-à-dire notre capacité d’interagir avec notre environnement proche, par le mouvement et le langage.
Aujourd’hui, on sait que le cerveau continue sa croissance jusqu’à l’adolescence et se transforme pendant toute la vie, stimulé par nos expériences.
Découvrir son corps, se mouvoir, vocaliser, chaque aptitude correspond à des centaines de nouvelles connexions entre les neurones. Et si, pendant longtemps, on a cru que les aires motrices du cerveau avaient un rôle uniquement exécutif (sans aucune valeur cognitive ou perceptive), aujourd’hui on découvre que le système moteur est un mosaïque très élaborée, connectée aux aires visuelles, auditives, tactiles ; il est doté de propriétés fonctionnelles très complexes.

De plus, ces aires du cerveau assurent une réponse motrice viscérale, à tous les stimuli, qu’ils soient d’ordre sensoriel ou émotionnel. Aujourd’hui le système moteur est donc considéré comme un vrai «chef d’orchestre», une aire du cerveau incontournable, jouant un rôle capital dans l’expression et le comportement humain. Les mouvements archétypaux ont un impact majeur sur son organisation et l’évolution de ses performances.
Affaire à suivre….
